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Buffo
de et par Howard Butten
Molière 1998 du meilleur one man show
Que ceci soit bien clair entre nous! BUFFO n'est pas le nom d'un
spectacle. C'est le nom de scène d'Howard BUTEN quand celui-ci
"fait le clown", c'est le nom de son personnage, c'est
son nom de clown. On dit des comédiens qu'ils jouent (des
personnages); on peut dire des clowns qu'ils sont (clowns).
"Mon optique, c'est de ne jamais créer un nouveau spectacle,
mais, comme le faisait Grock, de perfectionner à l'infini
un seul numéro qui évolue au fil des années"
dit Howard Buten à propos de son travail.
La panoplie musicale varie au fil des ans. On trouve la famille
violons, violoncelles et autres violonceaux, l'ukulélé,
les maracas, la batterie ou le concertino ; en ce moment c'est le
piano qui est l'instrument principal de ses rêves, ses exaspérations,
ses luttes et sa vénération.
La panoplie des objets récalcitrants et récurrents,
balais, poubelles, plumeaux, mais aussi le poulet-plastique vindicatif
et mélomane sont toujours du voyage. Les danses qui décoiffent
également.
Après tant d'années, on ne vient pas voir un spectacle
d'Howard BUTEN, on vient voir "BUFFO QUOI QU'IL FASSE",
on y vient, on y revient, pour le plaisir de partager avec lui un
moment de délire, d'enchantement, de poésie, d'amour.
Mais c'est avant tout un grand numéro de music-hall qu'il
nous offre.
> en savoir plus : buffo-buten.com
Buffo au Ranelagh
La saison 1987/1988 démarre au Théâtre
Le RANELAGH à Paris; cest Jean-Marc
TORRES, alors directeur du ZÈBRE et conseiller artistique
du RANELAGH qui avait "découvert" le spectacle
au TINTAMARE avant lété. Le public parisien
découvre vraiment à son tour BUFFO, et la salle fera
le plein pendant plusieurs semaines. (65 représentations)
BUFFO retournera ensuite régulièrement au RANELAGH,
sorte de port d'attache parisien.
Première tournée en SUISSE par lintermédiaire
dAnne BIELER, et, pour lanecdote, première tournée
en AFRIQUE dans les Centres culturels français de Brazzaville
et Kinshasa.
Présentation de BUFFO au Festival dAvignon Off, à
la salle du MAZOUING de Pierre SOLER. Très gros succès
; la salle est comble dès les premières représentations
et ne désemplit pas par la suite.
Aux 65 représentations en 1987 au Théâtre Le
RANELAGH, viendront par la suite, toujours au RANELAGH : 93 représentations
de septembre à décembre 1989, 15 représentations
en septembre 1991, 34 représentations de novembre 1994 à
janvier 1995, 11 en décembre 1996 et janvier 1997, 34 d'avril
à juin 1997 et 28 représentations en février/mars.
Le bonheur encore
Bertrand
Dicale - Le Figaro
"Buffo, peu à peu, se prépare une destinée
de légende : bientôt, tout le monde l'aura vu au moins
une fois, et il draine à chaque spectacle une cohorte de
fidèles. De fait, il est le plus populaire des clowns d'aujourd'hui,
quoique très singulier : il est le premier des grands clowns
à avoir conquis la gloire hors du cirque. Mais peu importe
: son personnage nous est devenu familier, amical, nécessaire,
que ce soit au Cirque d'Hiver virtuose de bonheur avec Pierre Amoyal
ou au Théâtre du Ranelagh avec un nouveau spectacle
en solo.
Son bonnet, ses chaussures immenses, son costume noir, ses "hein
?", le sabir délicieux de ses explications, ses petits
violons, ses yeux écarquillés, nous savons déjà
tout et nous rions encore. Il faut être Buffo pour oser encore
faire rire du répertoire naïf des grands-pères
consolant les pleurs (souffler dans son pouce pour "regonfler"
sa main, faire "disparaître" un doigt en le pliant).
Il faut être Buffo pour perpétuer le numéro
classique du ballon de baudruche qui entraîne le clown vers
les airs. Il faut être Buffo pour répéter plusieurs
fois dans ses spectacles le même artifice du doigt sale qu'il
ne sait où essuyer.
Mais ces classiques, ces vieux plaisirs, ces citations sont comme
la grammaire de sa poésie : il y ajoute une infinité
de notations, d'inventions, de gags qui témoignent d'une
richesse d'invention sans doute unique parmi les clowns d'aujourd'hui,
tout en restant ancré dans une discipline et un territoire
qui sont les mêmes que ses devanciers. Ainsi, c'est toujours
dans l'immuable rythme du clown qu'il agit, empressé et hésitant,
fébrile, piétinant, étonné. De même,
il participe de cette tradition des clowns musiciens qui ne savent
jouer que des mélodies mélancoliques.
Il joue avec un micro, maltraite son drôle de canard en plastique
(Buffo agressif, voici un délire utile), maltraite le piano,
la trompinette, le violon, danse ou minaude, s'ébahit et
s'interroge. La palette est large, contrastée, riche, et
confirme le talent unique de Howard Buten."
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