Theatre

le Ranelagh

Direction
Catherine Develay

Leur Ranelagh

Pascal Amoyel

Chaque soir, je me prépare pour un grand voyage, la destination est toujours la même, le chemin toujours différent.
Lorsque je rentre dans ce magnifique théâtre, cet écrin idéal où le temps semble s’être arrêté, où les boiseries et les tentures vous renvoient l’écho de tous les mots qui y ont été prononcés, lorsque je rentre dans ce magnifique théâtre je m’installe dans une merveilleuse machine à remonter le temps ; un lieu magique qui m’offre un rendez vous avec le public, avec Cziffra, avec moi-même.

Nicolas Vaude

Le Ranelagh est pour moi le plus beau théâtre de Paris. Une salle tout en bois, qu’on dirait inspirée d’un théâtre anglais, avec ses travées, ses galeries, ses trappes d’époque, sa fosse d’orchestre, tout une machinerie à jouer et à rêver. L’acoustique y est merveilleuse, partout. C’est un Stradivarius.
C’est le théâtre où j’aime le plus être. Quand j’étais enfant, je venais y voir Les enfants du paradis au cinéma le dimanche. Truffaut y dégustait le carrosse d’or de Renoir : il y a tous ces gentils fantômes ici ! Il y a aussi une âme, celle de Catherine Develay et de toute son équipe passionnée.
C’est un endroit plein de surprises, de recoins à jouer, à l’architecture unique et jalousement préservée par son capitaine. On s’y croirait dans une maison anglaise, en attendant de voir apparaître des figures poétiques amies. C’est un endroit où l’on a envie de prendre son temps. Le temps n’est pas redevable de ce qui a été fait sans lui, c’est pourquoi il aime tant cet endroit.

Patrick Préjean

Le Ranelagh : lieu magique dont le cœur bat sous terre et dont la façade, comme un caméléon, prend la couleur de la rue pour mieux protéger le réceptacle !
Lieu qui m’a permis de côtoyer .....Rostand ....Cocteau ou Obaldia et d’ajouter des émotions majeures à mon parcours d’acteur.

Une artisane, une passionnée était nécessaire à la sauvegarde et à la vie de ce cœur........... Puissent-ils tous deux continuer à se comprendre et à s’aimer le plus longtemps possible !!!

Stéphanie Tesson

Il est beaucoup de théâtres à Paris qui ont une belle histoire. Moins nombreux ceux qui ont une âme… Le Ranelagh en est, et comment ! Avec son architecture baroque, ses portes aux vitrages mystérieux, ses plafonds à caissons peints, ses escaliers multiples, visibles ou dérobés, sa superbe cheminée de marbre, ses recoins, ses dédales, ses inscriptions latines, on dirait un navire amarré au trottoir de l’étroite rue des Vignes. Comme pour vous inviter à larguer les amarres de la modernité, il vous happe dès l’entrée dans son grand hall clair et vous entraîne ensuite jusque dans ses entrailles chaleureuses, vers le bar du foyer, carrefour des rencontres les plus inattendues.
On s’y croise, on s’y attarde, sous le regard attentionné de ses hôtesses piquantes, aux personnalités toutes théâtrales. On aime y rêver à des projets dont la folie est toujours attisée par l’intrépide directrice, Catherine Develay, qui joue son rôle de Capitaine avec une ardeur que rien n’entame. Des tempêtes, il y en a quand la foule se presse lors de soirées exceptionnelles où des visages légendaires du théâtre et du cinéma se mêlent aux jeunes minois d’artistes fraîchement nés.
Le théâtre ici est roi. Il imprime sa loi intemporelle de beauté, de rêve et d’humanité à ce décor conçu pour en célébrer la nécessité absolue. Le Ranelagh, temple de l’illusion. Une illusion servie par un équipage rompu à l’exercice de la vérité ; par un public qu’anime le goût de la curiosité ; par des comédiens, des musiciens, des techniciens, des metteurs en scène qu’attire ici un vent de liberté, de sincérité, de bonheur : celui qui poussait autrefois les troupes sur les routes de l’aventure, avec pour seul moteur leur amour immodéré de la scène.
Entrer au Ranelagh c’est prendre un billet sans retour vers cette terre encore préservée : le spectacle vivant. Embarquez à bord ! Les traversées ne se ressemblent gère et le pavillon est toujours frappé à l’estampille du cœur et de l’hospitalité dans ce navire qu’il fait bon habiter…

Laura Plas

La sortie au théâtre, la première : on aimerait que cela se passe bien, on a des images de scènes à l’italienne que l’on voudrait transmettre, peut-être ? Or, il se trouve que le Ranelagh est un théâtre comme dans les livres d’images, un théâtre à rêver. D’abord, la lumière rouge de son enseigne est comme un phare dans le seizième arrondissement assoupi. Ensuite, on doit plonger dans ses entrailles, prendre un bel escalier pour se retrouver devant la bouche noire de la salle de spectacle.
 Et cette salle est magnifique : elle a des allures de malle avec ses caissons à emblème, de boîte à musique. Sièges de velours rouges, lambris et bois sculptés des corbeilles et galeries : c’est un vrai lieu de célébration. Mais qu’on se rassure, on y célèbre René de Obaldia en ce moment, le peu académique académicien. Donc, l’hommage est souriant. Et si la salle a des allures d’église, parions que le lieu sera propice aux délicates et légères transgressions.

site web : www.lestroiscoups.com